Passer de la comparaison à un premier échange
Exposez votre objectif et vos questions, sans transmettre de relevés financiers. La mise en relation ne vous engage pas à souscrire un placement.
Pour poursuivre votre préparation : Vérifier un conseiller sur ORIAS, étape par étape
Comment comparer deux conseillers après un premier entretien ?
Consignez les réponses par écrit dans un même tableau. L’objectif est de comparer des services équivalents et de repérer les points encore flous, pas d’attribuer une note automatique à une personne.
| Point à comparer | Réponse à obtenir |
|---|---|
| Compréhension du projet | Le conseiller reformule-t-il votre objectif, votre horizon et vos contraintes ? |
| Mission proposée | Quels livrables et quel suivi sont inclus ? |
| Rémunération | Quels honoraires et quelles commissions, avec quels frais totaux ? |
| Interlocuteur | Qui suivra concrètement votre dossier ? |
| Décision | Quels documents pouvez-vous relire avant de vous engager ? |
Pour comparer les propositions financières : comprendre le tarif et demander un devis complet.
Pour préparer l’échange : les questions et documents du premier rendez-vous.
Commencer par votre besoin, pas par le conseiller
Avant tout rendez-vous, notez en quelques lignes ce que vous cherchez. Un bon professionnel vous posera ces questions ; les avoir préparées vous permet surtout de juger si ses propositions y répondent.
- Objectif : préparer la retraite, se constituer un capital, percevoir des revenus, transmettre, réduire un impôt, financer un achat.
- Horizon : dans combien d'années aurez-vous besoin de cet argent ?
- Disponibilité : quelle part devez-vous pouvoir récupérer rapidement en cas d'imprévu ?
- Tolérance aux pertes : quelle baisse temporaire seriez-vous prêt à supporter sans vendre ?
Distinguer l'appellation et les habilitations
Tous les conseillers en gestion de patrimoine ne sont pas conseillers en investissements financiers (CIF), et un CIF n'est pas « agréé par l'AMF » à titre individuel : il est immatriculé à l'ORIAS et adhère à une association professionnelle agréée par l'AMF, qui peut le contrôler et le sanctionner. Le statut à vérifier dépend de la prestation.
| Prestation proposée | Statut à vérifier | Registre |
|---|---|---|
| Conseil personnalisé sur des placements financiers | Conseiller en investissements financiers (CIF), ou prestataire de services d'investissement autorisé au conseil | ORIAS (CIF) ou Regafi (prestataire) |
| Contrat d'assurance-vie, PER assurantiel | Intermédiaire en assurance (régulé par l'ACPR) | ORIAS |
| Crédit, opérations de banque | Intermédiaire en opérations de banque (IOBSP, régulé par l'ACPR) | ORIAS |
| Gestion de portefeuille, tenue de compte, courtage | Banque ou entreprise d'investissement agréée pour le service concerné | Regafi |
Source : AMF — Vérifications à faire concernant votre intermédiaire financier
Vérifier l'identité exacte du professionnel
Relevez la raison sociale (le nom juridique de la société, souvent différent du nom commercial) dans les mentions légales ou les documents remis, puis recherchez-la sur l'ORIAS ou Regafi selon le cas. L'AMF signale que des escrocs empruntent le nom de sociétés inscrites, parfois à une lettre près : la présence sur un registre ne suffit donc pas. Recontactez la société via des coordonnées que vous trouvez vous-même, et consultez les listes noires de l'AMF.
Source : AMF — Vérifier une autorisation
Les documents qu'un CIF doit vous remettre
Selon l'AMF, le CIF se présente d'abord à vous et vous remet un document d'entrée en relation (statut, numéro ORIAS, traitement des réclamations). Avant tout conseil, il recueille votre objectif, votre situation financière, vos connaissances, votre tolérance au risque et votre capacité à subir des pertes ; sans ces informations, il doit s'abstenir de conseiller. Une lettre de mission précise la prestation et sa rémunération. Après le conseil, il vous remet une déclaration d'adéquation expliquant en quoi ses propositions correspondent à votre profil, que vous les suiviez ou non.
Il doit aussi indiquer si son conseil est indépendant. Dans ce cas, il compare un éventail large de produits de plusieurs fournisseurs, n'est pas rémunéré par le gestionnaire du produit et vous reverse intégralement les rétrocessions ; il peut facturer des honoraires. Sinon, il peut être rémunéré par la société qui gère le produit et, si cette rémunération est perçue dans la durée, il doit vérifier régulièrement que vos placements restent adaptés.
Source : AMF — Que savoir sur les conseillers en investissements financiers ?
Huit questions à poser lors du premier échange
- Sous quelle raison sociale et quels numéros d'immatriculation intervenez-vous pour cette prestation précise ?
- Votre conseil est-il indépendant ou non ? Comment êtes-vous rémunéré : honoraires, commissions, les deux ?
- Quels frais s'ajoutent côté produit (entrée, gestion, arbitrage, sortie), et pouvez-vous me les donner par écrit ?
- Combien de fournisseurs ou de produits avez-vous comparés pour me faire cette proposition ?
- Quel est le risque de perte en capital et combien de temps l'argent sera-t-il bloqué ?
- Qu'est-ce qui, dans ma situation, justifie cette proposition plutôt qu'une solution plus simple ?
- Quel suivi est prévu après la souscription, à quelle fréquence, et est-il inclus dans le prix ?
- À qui adresser une réclamation en cas de désaccord, et quel médiateur est compétent ?
Pour arriver préparé au premier échange, voir aussi : Premier rendez-vous avec un conseiller patrimonial : documents et questions à préparer
Comparer deux propositions
Exemple
Exemple fictif : Claire, 45 ans, veut épargner pour sa retraite avec un horizon de 20 ans et garder une réserve disponible.
- → Proposition A : document d'entrée en relation remis, questionnaire détaillé, frais listés par écrit, rémunération par honoraires annoncée, suivi annuel décrit.
- → Proposition B : un seul produit présenté oralement, frais « à voir plus tard », rendement mis en avant, signature souhaitée le jour même.
- → Ce qui fait la différence ici, c'est la transparence et le respect du parcours, pas le produit lui-même.
Exemple simplifié à visée pédagogique : il ne constitue ni une recommandation de produit ni une indication de rendement.
Checklist et signaux d'alerte
À obtenir avant de signer
- Raison sociale et numéros vérifiés vous-même sur le registre adapté.
- Document d'entrée en relation, lettre de mission et, pour un placement collectif, le document d'informations clés (DIC).
- Détail écrit de tous les frais et de la rémunération du professionnel.
- Un délai de réflexion que vous vous accordez, même court.
Signaux qui doivent vous faire ralentir
- Rendement élevé présenté comme sûr : l'AMF rappelle qu'un rendement important implique un risque de perte.
- Pression pour décider vite, offre « réservée », refus de remettre des documents.
- Virement demandé vers un compte au nom d'une autre société ou à l'étranger.
- Interlocuteur qui vous impose son propre lien pour vérifier son inscription, sans vous laisser consulter le registre officiel par vous-même.
Source : AMF — Vérifications à faire concernant votre intermédiaire financier
Le rôle d'InfoPatrimoine.fr
InfoPatrimoine.fr, marque de QOTIEN, publie des guides d'information et peut transmettre votre demande à un cabinet partenaire. QOTIEN ne fournit pas de conseil personnalisé et ne vend pas de produits financiers. La mise en relation ne remplace pas vos propres vérifications : appliquez à tout cabinet, y compris partenaire, les contrôles décrits dans ce guide. La disponibilité d'un cabinet partenaire dépend de votre situation et de votre zone géographique.
Trouver un interlocuteur pour l’épargne salariale
Précisez si vous cherchez à mettre en place un plan pour votre équipe ou à comprendre un dispositif existant, puis demandez au professionnel de confirmer son champ d’intervention.
Pour préparer votre échange : Préparer les questions sur l’éligibilité du dirigeant
Questions fréquentes
Un conseiller en gestion de patrimoine est-il forcément agréé par l'AMF ?
Non. Le titre n'est pas un statut réglementé à lui seul. Un CIF est immatriculé à l'ORIAS et membre d'une association agréée par l'AMF ; d'autres activités relèvent de statuts et d'autorités différents (ACPR notamment). Vérifiez le statut correspondant à la prestation proposée.
Un conseiller rémunéré par commissions est-il à éviter ?
Pas nécessairement. Le conseil non indépendant est autorisé, mais le professionnel doit vous l'indiquer et, s'il est rémunéré dans la durée, vérifier régulièrement l'adéquation de vos placements. L'essentiel est de connaître clairement le mode et le montant de sa rémunération.
Que faire en cas de litige avec un CIF ?
Selon l'AMF, adressez d'abord une réclamation écrite au CIF. Sans réponse sous 2 mois ou en cas de réponse insatisfaisante, vous pouvez saisir le médiateur de l'AMF, sous réserve de recevabilité de votre dossier.
Sources et bibliographie
Sources consultées le 27 septembre 2026 :
Guide à visée informative, qui ne constitue pas un conseil personnalisé. Les règles fiscales évoluent : vérifiez votre situation auprès d'un professionnel avant toute décision.